Roman de Jean-Michel Guenassia à ne pas manquer.
Mais il n’aurait pas dû commencer comme cela… J’ai failli décrocher dès le premier chapitre. On n’y voyait ni les tenants ni les aboutissants… et n’avait aucune idée des personnages dont on parlait.
Mais passer le cap du premier chapitre, on comprend; tout s’articule intelligemment.
Le roman commence par un enterrement et se finit par un autre. Pas très optimiste comme vision circulaire… Continue reading
Emmanuel Carrère, fils d’Hélène Carrère d’Encausse, est devenu un auteur français incontournable. Il a obtenu le prix Renaudot pour son dernier ouvrage, Limonov.
En 2011, Caroline Fourest et Fiammetta Venner sortaient un livre sur Marine Le Pen. Elles l’ont sorti en poche cette année, avec quelques mises à jour.
Purge a été la surprise littéraire de 2010. Sofi Oksanen a été presque unanimement saluée par tous les critiques. Pourquoi ce roman a-t-il remporté le prix Fémina Etranger? A quoi ce retentissement tient-il?
Annie Ernaux, féministe ?
« J’établissais confusément un lien entre ma classe sociale d’origine et ce qui m’arrivait. Première à faire des études supérieures dans une famille d’ouvriers et de petits commerçants, j’avais échappé à l’usine et au comptoir. Mais ni le bac ni la licence de lettres n’avaient réussi à détourner la fatalité de la transmission d’une pauvreté dont la fille enceinte était, au même titre que l’alcoolique, l’emblème. J’étais rattrapée par le cul et ce qui poussait en moi c’était, d’une certaine manière, l’échec social. »
Annie Ernaux possède une plume inégalable pour décrire la vie quotidienne, faire d’objets biographiques des éléments quasi-sociologiques par sa manière de traiter son “sujet”, elle-même, en tant qu’objet collectif. Dans ce petit livre, elle relate les derniers moments de sa mère, dont la mémoire, la capacité à reconnaître les autres s’éteignent progressivement… “J’essaie de ne pas considérer la violence, les débordements de tendresse, les reproches de ma mère comme seulement des traits de caractère, mais de les situer aussi dans son histoire et sa condition sociale. Cette façon d’écrire, qui me semble aller dans le sens de la vérité, m’aide à sortir de la solitude et de l’obscurité du souvenir individuel, par la découverte d’une signification plus générale.”
Dans son petit essai paru avant la tenue des primaires socialistes, Rémi Lefebvre nous donne à voir ce que les primaires signifient quant au fonctionnement du parti socialiste. Ce regard désabusé fouille dans l’histoire du parti pour expliquer non seulement une certaine inéluctabilité au regard de la présidentialisation de la Ve République et de la médiatisation extrême du politique mais aussi la fin du parti de militants. Fin assumée par les élites du parti et des structures qui tournent autour (dont Terra Nova), mais dissimulée aux militants, qui perdent, au profit du citoyen, plus anonyme, moins au fait des arcanes partisanes, la possibilité d’intervenir dans le parti.